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  « Service d' Optimisation des Homélies - Catholique » est une association de catholiques dont l’objectif est d’aider à ce que l’annonce de la « Bonne Nouvelle » soit entendue et comprise du plus grand nombre, notamment par les jeunes et les personnes en recherche. SOHcatho propose aux prêtres, diacres et laïcs des « ateliers de communication » avec un double objectif :

    1° qu'ils évaluent comment ils sont entendus et compris par leur auditoire ;

    2° qu'ils amplifient leurs chances de transmettre à leurs auditeurs, « la fascination de la figure du Christ, ouvrant la porte de leur intelligence et de leur cœur » (message final des évêques au terme du Synode sur la Parole, Rome, octobre 2008)  


  

Voyant la foule, il était ému de compassion pour eux parce qu'ils étaient déprimés et abattus comme des brebis sans berger.

    
Mt 9

 ●  Les causes de la déchristianisation de l’Europe sont nombreuses.  A coté des causes externes à l'Eglise (sociologiques, culturelles, médiatiques, etc), l'insuffisance de formation de beaucoup de catholiques joue un rôle majeur. Nous en sommes tous partiellement responsables. Alors que par leurs études, nos contemporains ont été largement formés dans tous les domaines, philosophie, sciences et arts, la formation chrétienne de trop de catholiques est restée à un niveau  très insuffisant. Il est urgent de mieux les former

   -   à la compréhension de leur foi, 

   -   à la connaissance des différences avec celles des autres, 

   -   et au témoignage en tous milieux : réceptifs, indifférents, critiques, ou hostiles.

 
 ● Les homélies dominicales sont, pour beaucoup, l’unique occasion d’approfondir leur foi et, pour certains, de la découvrir. Cela a été rappelé en 2006 par la Conférence des Evêques de France dans le Texte National pour l'Orientation de la Catéchèse en France et en 2008 par les Evêques du Synode sur La Parole de Dieu : « l’homélie, aujourd’hui encore, est pour de nombreux chrétiens le moment capital de la rencontre avec la Parole de Dieu " . Les Evêques ajoutent: "Les mots de Jésus ne passaient jamais au dessus des têtes de ses interlocuteurs par l'usage d'un langage vague, abstrait et éthéré ; au contraire, il conquerrait son auditoire en partant précisément du sol... pour les conduire de leur quotidien au royaume des cieux."   

 
 ● Or trop d’homélies n’atteignent pas cet objectif pour une question de forme. Si beaucoup de prêtres ont des talents de communication remarquables, d’autres n’ont pas cette chance.  Les homélies trop longues, ennuyeuses, utilisant des mots obscurs ou trop éloignées des attentes des auditeurs peuvent avoir des conséquences négatives. D’autres développent tant d’idées et si rapidement que personne ne peut les suivre. Il ne suffit pas d’avoir une foi profonde, une solide formation et de connaitre les principes de communication pour être un bon orateur. Il y a loin de l’intention et de la théorie à la pratique. Dans l'enquête initiée par SOHcatho et publiée dans le Pèlerin du 19 février 2009, deux lecteurs sur trois ont estimé que les homélies qu'ils entendent habituellement ne peuvent toucher les chrétiens dont la foi est vacillante ou attirer des personnes en recherche et quatre sur cinq qu'elle ne peuvent séduire les jeunes.  


L’homélie a des contraintes spécifiques. Elle n’est ni un cours, ni une séance de catéchisme, ni une retraite, mais un temps essentiel de la Messe. Le temps moyen de vigilance auditive étant limité à 8 minutes, les auditeurs doivent être accrochés dès les premières paroles : d’emblée, ils doivent ressentir que ce qui est dit n’est pas une dissertation théorique mais est essentiel pour leurs vies personnelles ou en société. L’homélie doit convaincre l’intelligence et le cœur. Pour parler à l’intelligence, le message doit être structuré en étapes logiques et clairement séparées, sans fondu-enchainé et avec des mots compréhensibles par tous. Pour toucher le cœur, l’orateur doit transmettre sa propre conviction à travers ses variations vocales, ses silences, son regard, sa gestuelle. Jamais un « bon devoir », lu d’une voie monocorde, n’a emporté la conviction des auditeurs. La mémorisation du message par ceux-ci implique une répétition intelligente: l’introduction pose la question initiale, les étapes y répondent, la conclusion résume le parcours. A la fin, la foi ne se limitant pas à une opinion, l’homélie doit proposer des actions concrètes pour la semaine qui commence : prière, lectures, engagements... (des modèles).


● L’homélie s’adresse à des niveaux culturels et de formation chrétienne très divers. Sans parler des différences d’âges et de milieux sociologiques, le prêtre a face à lui quatre catégories d’auditeurs : des chrétiens de conviction (qui ont soif de progresser) ; des chrétiens de tradition (qui, nés ailleurs, seraient musulmans ou hindouistes et ont tout à apprendre) ; des chrétiens d’occasion venus à l’occasion d’une fête ou d’un événement (ils ont leurs interrogations et pour eux l’homélie peut être une chance) et une proportion variable de personnes en recherche (ces brebis perdues pour lesquelles le Berger éprouve plus de joie en les retrouvant que pour les 99 autres). Parmi eux, beaucoup de jeunes... L’homélie doit n’en oublier aucun...
 

L’homélie doit s’adapter aux hommes du temps présent : De tous temps, la communication orale s’est heurtée à deux murs, celui entre la pensée que l’orateur désire transmettre et les paroles prononcées et celui entre celles-ci et l’auditeur, chacun déformant le sens des mots en fonction de son vécu et de ses expériences. Or des difficultés nouvelles ont surgi. La multitude de référentiels proposés quotidiennement par les médias ayant tous leurs aspects séduisants, nos contemporains ne sont plus prêts à gober une foi toute faite : ils veulent comprendre et n’adhérer qu’au référentiel qu’ils auront choisi. La seconde difficulté tient au fait que notre société est habituée à débattre à propos de tout ; or à l’église, les auditeurs n’ont pas droit à la parole. Troisième difficulté, beaucoup de jeunes sont habitués à la pédagogie active : là où jadis, on écoutait des cours, ils sont plus souvent invités à consulter des ressources, à en faire l’analyse et la synthèse puis l’exposé. Cette « pédagogie active » stimule leur intérêt, aboutit à une meilleure compréhension, favorise la mémorisation et aboutit à des changements de comportement plus profonds. Enfin elle donne l’habitude de la formation continue, ce qui est aussi important pour la foi que pour la vie professionnelle. Or l’homélie est terriblement passive.

 
● Ces difficultés sont-elles insurmontables ? Non ! Faire « une homélie qui porte » s’apprend en s’exerçant. Aucun conseil écrit ou oral ne remplacera le travail en atelier. Comme pour rouler en bicyclette ou nager, l’improvisation n’aboutit qu’à de piètres résultats. La plus sûre façon de progresser consiste à s’entrainer avec des auditeurs ayant, pour des raisons diverses, une certaine expérience. C’est le principe même de la formation donnée par SOHcatho. En matière de communication, rien ne remplace de se soumettre à l’écoute et au jugement de témoins. Se faire évaluer dans une ambiance bienveillante, c’est la meilleure façon de savoir où on en est et de progresser. 

 
Laisserons-nous les progrès de la communication aux autres ? A chacun de répondre ! Les premières Sessions d’Optimisation des Homélies (SOH) ont débuté en 2007, dans le cadre du programme de  Formation Continue des prêtres du diocèse de Paris. Ces sessions, destinées à des groupes de quatre prêtres ou diacres, durent quatre demi-journées. Leur objectif est d’optimiser la forme sans toucher au fond et en valorisant les dons personnels de chacun. A Paris, en trois ans, plus de cinquante prêtres ou diacres en ont bénéficié. A de rares exceptions près, tous estiment avoir progressé. (Voir : ce qu’en pensent ceux qui ont suivi les SOH). Depuis des SOH ont été créées dans les diocèses de Lyon, Nanterre, Pontoise, Versailles, et Val de Marne. Pourquoi pas demain dans le votre?      

         Comment nous joindre  ?     Consultez la page "Contacts et Infos"

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**********              Extraits de la lettre adressée à SOH par Mgr Eterovic, Secrétaire Général du Synode sur La Parole de Dieu                                               ***********

                                                                   Cité du Vatican, le 31 mars 2009

        Je vous remercie pour ... l'envoi de votre livret de préparation "Optimiser Les Homélies" traitant d'un thème qui a été bien présent lors des débats durant ... le Synode des Evêques sur " La parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise"...

         L'initiative en faveur d'une amélioration de la qualité des homélies pour qu'elles atteignent leur but: "toucher le coeur et l'intelligence des auditeurs" est intérressante et avec la grâce de l'Esprit Saint, ne manquera pas de porter des fruits. Puisse une telle "offre de service" prendre de l'ampleur pour le plus grand profit des pasteurs et de leurs fidèles.

                                                    Nikola Eterovic,   Archevêque

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